Riposte contre Ebola : Formation des Relais Communautaires de l’aire de santé de Kavumu dans la zone de santé de Miti Murhesa
Cette formation marque ainsi une étape décisive dans la riposte, car elle place la communauté au cœur de la lutte contre la MVE, avec des acteurs formés, motivés et prêts à agir
La zone de santé de Miti‑Murhesa, dans le territoire de Kabare au Sud‑Kivu, est directement concernée par la 17ᵉ épidémie de la maladie à virus Ebola (MVE). À la fin du mois de mai 2026, trois cas confirmés, dont un décès, y ont été enregistrés, tandis qu’une dizaine de cas suspects restent sous surveillance. C’est dans ce contexte tendu qu’a eu lieu, le lundi 1er juin, une formation destinée aux Relais communautaires promotionnels (RECOs).
Organisée au bureau de la zone de santé de Miti‑Murhesa par le Réseau des Médias pour le Développement (REMED), avec l’appui financier de l’UNICEF, cette session visait à renforcer les capacités des relais communautaires en matière de communication et de sensibilisation sur la maladie.
Prenant la parole, Moïse Ciberege, Animateur communautaire (AC) de la zone de santé de Miti‑Murhesa, a présenté aux participants les principaux signes de la MVE ainsi que les mesures de prévention recommandées. Il a rappelé le rôle crucial des RECOs dans la transmission des messages clés de prévention au sein des communautés.
De son côté, Robert Kahumula, chef de projet de REMED au Sud‑Kivu, a animé une présentation axée sur la communication des risques en période d’épidémie. Il a expliqué les mécanismes de remontée et de gestion de l’information, en insistant sur l’importance d’une communication efficace entre la communauté, les relais, les structures sanitaires et les partenaires impliqués dans la riposte.
Lors de son intervention, Eloi Matembela, chargé de la communication C4D à l’OMS, a mis en lumière le défi de l’infodémie. Il a souligné que la gestion des fausses informations est essentielle pour éviter que les communautés ne développent une compréhension erronée de la maladie, et pour renforcer la confiance dans les messages de prévention.
À l’issue de la séance, les RECOs ont salué cette initiative, conscients de l’importance de leur rôle dans un contexte où la vigilance communautaire est vitale. Ils ont exprimé leur détermination à mettre en pratique les connaissances acquises, en multipliant les actions de sensibilisation dans leurs villages et quartiers.
En renforçant la surveillance à base communautaire et en diffusant des informations fiables, ces relais deviennent les véritables gardiens de la santé publique. Leur engagement est clair : sensibiliser les communautés, renforcer les mesures de prévention, assurer une surveillance à base communautaire et alerter rapidement en cas de signes suspects.
Cette formation marque ainsi une étape décisive dans la riposte, car elle place la communauté au cœur de la lutte contre la MVE, avec des acteurs formés, motivés et prêts à agir.