À Goma, Mama Ushirika interpelle sur la communication responsable lors de la Journée de la Femme Africaine
Le 31 juillet 2025, à l’occasion de la Journée de la Femme Africaine, l’Association Femmes Unies pour le Développement Endogène et Intégral (FUDEI) a réuni à Goma plus d’une centaine d’organisations féminines et partenaires autour du thème « Meza ya Amani / Table de Paix » — une invitation à bâtir une paix durable par la non-violence.
Le 31 juillet 2025, à l’occasion de la Journée de la Femme Africaine, l’Association Femmes Unies pour le Développement Endogène et Intégral (FUDEI) a réuni à Goma plus d’une centaine d’organisations féminines et partenaires autour du thème « Meza ya Amani / Table de Paix » — une invitation à bâtir une paix durable par la non-violence.
Parmi les organisations conviées, Mama Ushirika, plateforme portée par REMED, a marqué sa présence en portant une voix forte et responsable sur la place des femmes dans la construction d’un vivre-ensemble apaisé.
Après une brève présentation de Mama Ushirika et de sa vision d’accompagnement des femmes et jeunes filles survivantes des violences basées sur le genre, la responsable adjointe, Mme Neema Boji, est intervenue sur la sous-thématique : « L’impact de la communication dans la recherche de la paix ».
Dans un échange interactif avec les participants, elle a alerté sur les effets dévastateurs que peuvent avoir certains comportements numériques dans un contexte aussi sensible que celui du Nord-Kivu :
« Quand tu transfères une information tirée d’un groupe WhatsApp vers d’autres groupes sans vérifier, te poses-tu la question : et si c’était faux ? Quelle sera la conséquence ? Tu peux rigoler d’un audio qui pourtant va détruire une famille, une ville, une province. Et souvent, nous les femmes, nous relayons à cœur joie les scandales et les scoops, sans réaliser que parfois, nous amplifions des douleurs. »
Son appel a résonné avec justesse auprès des participantes, soulignant la responsabilité collective, mais aussi individuelle, dans l’usage des réseaux sociaux et des outils de communication — outils qui peuvent, selon ses mots, soit nourrir la haine, soit ouvrir une brèche vers la paix.
La célébration, ponctuée de moments de jeûne et de prière conduits par Mgr Faustin Ngabo, évêque honoraire du diocèse de Goma, s’est clôturée par un acte symbolique fort : la plantation d’un arbre de paix dans la cour de la Maison de la Femme. Un geste simple mais porteur d’un immense espoir pour l’avenir.