1. Contexte et enjeux des inégalités de genre

Le développement des sociétés, tout au long de l’histoire humaine, a été conditionné par l’amélioration des conditions de la femme et la garantie de son émancipation. Cette émancipation lui permet d’agir et de réfléchir pour le bien-être individuel et collectif.

Il est largement reconnu que le développement durable, et plus particulièrement la réduction de la pauvreté, ne peut se réaliser sans l’élimination des inégalités entre les femmes et les hommes.

La population du Kasaï central étant constituée en majorité des femmes (58%), les récentes analyses faites lors de l’analyse de l’impact des AGR sur la mise en œuvre des approches communautaires montrent que la condition de la femme et de la jeune fille se caractérise encore par des inégalités. Cela est particulièrement vrai dans les secteurs économiques, où les femmes et les jeunes filles ne sont pas suffisamment représentées.

2. Appui du REMED : formation et dotation en AGR

Dans le souci d’inverser cette tendance et de contribuer à l’amélioration du pouvoir économique de la femme et de la jeune fille, le Réseau de Médias pour le Développement/REMED a doté plusieurs associations de femmes des territoires ciblés en fonds destinés aux activités génératrices de revenus.

Avant cette dotation, les membres des 10 associations ciblées ont suivi une formation de trois jours. Celle-ci a porté sur l’identification d’une AGR, le choix et l’analyse des risques, la gestion d’une AGR ainsi que la structuration d’une association. La formation a aussi inclus des notions sur la Prévention des Exploitations et Abus Sexuels (PEAS).

Le Gestionnaire de projet, M. Pacôme-Honoré BISIMWA, précise :
« Trois jours ont servi de formation et d’échanges d’idées autour du contexte social et culturel. L’objectif était de mettre en place des activités génératrices de revenu qui répondent aux besoins communautaires et à la réalité de chaque zone. »

Cette formation a connu, pour son ouverture officielle, la présence du Coordinateur Provincial du Genre, famille et enfant, des Affaires sociales, des Actions humanitaires et de l’Entreprenariat, M. Abdoul LUSE MUKENGE. Ce dernier a rappelé aux participantes la nécessité de restituer le contenu appris auprès des autres membres de leurs associations.

3. Inclusion sociale : intégrer les femmes vivant avec handicap et les jeunes mères, « Avec la dotation des AGR, chaussons les lunettes du genre » !

Aux besoins techniques de l’activité économique, qui sont effectivement nécessaires et communs que l’on soit homme ou femme, il y a d’autres dimensions à prendre en compte lorsqu’une partie (ou la totalité) des bénéficiaires est féminin. C’est l’inclusion sociale. En collaborant avec la Coordination provinciale du genre, de 10 associations identifiées, les lunettes du genre ont permis d’intégrer deux associations aux traits spécifiques :

·       une association des femmes vivant avec handicap

·       une association des jeunes filles encadrant les jeunes-mères célibataires

Cette particularité a été interprétée par M. Abdoul MUKENGESHAYI lors de la cérémonie de remise des fonds des AGR en ces termes : 

 « Comme partenaire privilégié, nous avons réfléchi ensemble pour inclure les femmes vivant avec handicap et les jeunes filles dans les activités génératrices de revenu. La plupart se réfugie dans la mendicité. Nous avons remis l’enveloppe à toutes ces personnes. Nous leur demandons de bien utiliser ces fonds et nous serons derrière elles pour les accompagner. »

Ces deux catégories sociales sont souvent marginalisées, stigmatisées et délaissées. Cette dotation est donc une opportunité et un soutien qui leur ouvre de nouvelles perspectives vers l’autonomisation, a renchéri M. Pacôme-Honoré BISIMWA.

Pour lui, l’émergence de l’approche genre contribue à valoriser le rôle de ces femmes comme actrices incontournables dans le processus de ce projet de développement économique et de recherche des évidences.

4. Premiers résultats et perspectives

À travers cet appui, les partenaires entendent renforcer l’autonomie économique de ces associations. Celles-ci développeront des AGR communautaires susceptibles de s’étendre à d’autres membres de leur environnement.

Un sentiment de satisfaction s’est rapidement fait ressentir chez les bénéficiaires. Elles n’ont pas hésité à s’exprimer.

« Nous sommes très heureuses et nous appelons la population à venir acheter chez nous les farines, l’huile et bien d’autres articles », déclare une première responsable.

Une autre ajoute :
« Merci pour cette dotation et tout le processus. J’ai conscience que ce n’est pas mon argent personnel, mais celui de l’association. Cela doit nous permettre d’évoluer et d’accroître notre indépendance. »

La dotation des fonds pour les AGR a été couverte par les journalistes de la presse locale. Elle a marqué un point de départ dans les bonnes pratiques concrétisant le programme de coopération RDC-UNICEF.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du Projet d’appui à l’engagement communautaire, à la coordination, à la redevabilité et à la génération des évidences dans 7 zones de santé du Kasaï central, financé par l’UNICEF.

Le développement des sociétés, tout au long de l’histoire humaine, a été conditionné par l’amélioration des conditions de la femme et la garantie de son émancipation en tant qu’être humain capable d’agir et de réfléchir pour le bien-être individuel et collectif.  Il est largement reconnu que le développement durable et plus particulièrement la réduction de la pauvreté, ne pourront se réaliser sans l’élimination des inégalités entre les femmes et les hommes. La population du Kasaï central étant constituée en majorité des femmes (58%), les récentes analyses faite lors de l’analyse de l’impact des AGR sur la mise en œuvre des approches communautaires, menées dans différentes zones de santé du Kasaï central montrent que la condition de la femme et la jeune fille se caractérise encore par les inégalités, notamment dans les secteurs économiques où les femmes et jeunes filles ne sont pas suffisamment représentées.

Dans le souci d’inverser cette tendance et de contribuer à l’amélioration du pouvoir économique de la femme et la jeune fille, le Réseau de Médias pour le Développement/REMED, a doté aux associations de femmes de la ville de Kananga et des territoires de Dimbelenge, Kazumba et Ndemba des fonds pour les activités génératrices de revenu dans sept zones de santé ciblées.

Avant la dotation de fonds, les membres des 10 associations ciblées ont suivi une formation de trois jours sur l’identification d’une AGR, le choix et l’analyse des risques d’une AGR, la gestion d’une AGR ainsi que sur la structuration d’une association. La formation a aussi inclus des notions sur la Prévention des Exploitations et Abus Sexuels (PEAS).

 Le Gestionnaire de projet, Mr Pacôme-Honoré BISIMWA, explique « trois jours ont servi de formation et d’échanges d’idées autour du contexte social et culturel pour mettre en place les activités génératrices de revenu qui répondent aux besoins communautaires et à la réalité de chaque zone. Cette formation a connu pour son ouverture officielle, la présence du Coordinateur Provincial du Genre, famille et enfant, des Affaires sociales, des Actions humanitaires et de l’Entreprenariat, Mr Abdoul LUSE MUKENGE qui a rappelé aux participantes la nécessité de rentrer restituer le contenu appris auprès des autres membres de leurs associations respectives.

« Avec la dotation des AGR, chaussons les lunettes du genre » !

Aux besoins techniques de l’activité économique, qui sont effectivement nécessaires et communs que l’on soit homme ou femme, il y a d’autres dimensions à prendre en compte lorsqu’une partie (ou la totalité) des bénéficiaire est féminin. C’est l’inclusion sociale. En collaborant avec la Coordination provinciale du genre, de 10 associations identifiées, les lunettes du genre ont permis d’intégrer deux associations aux traits spécifiques : une association des femmes vivant avec handicap et une association des jeunes filles encadrant les jeunes-mères célibataires. Cette particularité a été interprétée par son Excellence Abdoul MUKENGESHAYI lors de la cérémonie de remise des fonds des AGR en ces termes : 

 « Comme partenaire privilégié, nous avons réfléchi ensemble pour inclure les femmes vivant avec handicap et les jeunes filles dans les activités génératrices de revenu, car la plupart se réfugie dans la mendicité. Nous avons remis l’enveloppe à toutes ces personnes ; nous leur demandons de bien utiliser ces fonds et nous serons derrière elles pour les accompagner. » Ces deux catégories sociales sont souvent marginalisées, stigmatisées et délaissées, cette dotation est une opportunité et un soutien qui les ouvre à des nouvelles perspectives vers une autonomisation, a renchéri Mr Pacôme-Honoré BISIMWA, Gestionnaire de Projet. Pour lui, l’émergence de l’approche genre a contribué à valoriser le rôle des femmes vivant avec handicap et des jeunes-mères célibataires en tant qu’actrices incontournables dans le processus de ce projet de développement économique et de recherche des évidences.

À travers cet appui, les partenaires entendent renforcer l’autonomie économique de ces associations, qui développeront des AGR communautaires susceptibles de s’étendre à d’autres membres de leur environnement.